EUMETSAT prépare Copernicus Sentinel-3C

EUMETSAT prépare Sentinel-3C pour remplacer Sentinel-3A et maintenir la continuité des observations de la mission Copernicus jusque dans les années 2030. Le lancement est prévu plus tard en 2026, mais aucune date précise n’a encore été annoncée.

Une relève préparée pendant l’exploitation actuelle

EUMETSAT a publié puis mis à jour le 30 juillet 2026 un article consacré à Estelle Obligis, responsable du domaine de compétence des applications marines de l’agence et directrice adjointe de sa division scientifique. Elle coordonne les équipes scientifiques qui travaillent sur Sentinel-3 et participe aux préparatifs du lancement de Sentinel-3C.

Le calendrier reste donc large. Sentinel-3C est attendu plus tard dans l’année, tandis que les équipes préparent son arrivée en parallèle de l’exploitation de Sentinel-3A et Sentinel-3B, tous deux actuellement en orbite. Il s’agit d’une transition progressive, et non du remplacement immédiat d’un satellite par un autre.

Cette continuité compte pour les observations répétées de l’océan et de l’atmosphère. Les trois principaux instruments de Sentinel-3 recueillent notamment des informations sur la concentration en chlorophylle, le niveau de la mer, le vent de surface, les vagues et la température de surface de la mer. Ces mesures alimentent les modèles de prévision océanique et contribuent à la sécurité maritime ainsi qu’au suivi du climat.

Le satellite s’insère dans une chaîne de traitement déjà établie

Sentinel-3C ne fournira pas de données géophysiques finalisées dès ses premières observations de la Terre. Les équipes scientifiques d’EUMETSAT préparent des algorithmes capables de transformer les mesures brutes en produits soumis à un contrôle qualité. Parmi les exemples cités figurent la vitesse du vent de surface, la concentration en chlorophylle et la puissance radiative des feux de végétation.

Ces produits sont comparés à des mesures au sol et à des observations provenant d’autres satellites. Ils peuvent aussi être mis à jour lorsque les méthodes scientifiques progressent ou que les besoins des utilisateurs évoluent. Le lancement constituera donc une étape importante, mais il ne suffira pas à lui seul à stabiliser les nouvelles données.

Le Service marin Copernicus fait partie des utilisateurs cités des données de Sentinel-3. Dans le programme Copernicus, sa mise en œuvre est assurée par Mercator Ocean International. Le Service de surveillance de l’atmosphère Copernicus est un autre utilisateur ; il est mis en œuvre par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme.

L’étalonnage déterminera la mise en service des données

Une fois Sentinel-3C en orbite et ses premières observations transmises, ses instruments devront encore être étalonnés avec précision avant de produire des données pleinement stabilisées. Pour les prévisionnistes océaniques, les applications de sécurité maritime et les équipes chargées du suivi du climat, les bénéfices concrets arriveront donc au fil de plusieurs étapes opérationnelles.

À court terme, le changement annoncé est l’ajout d’un remplaçant pour Sentinel-3A au sein d’une mission appelée à rester active jusque dans les années 2030. Les opérations actuelles de Sentinel-3 se poursuivent entre-temps, les algorithmes sont en préparation et les nouveaux instruments devront être étalonnés à partir d’observations indépendantes.

Sentinel-3C s’inscrit ainsi dans une relève organisée plutôt que dans une rupture de la mission. EUMETSAT a confirmé les préparatifs et un lancement plus tard en 2026 ; la date exacte et la qualité des premiers produits opérationnels restent à établir.

Sources officielles