Innovate UK a annoncé le 5 août 2026 la composition de la plus grande cohorte de l’histoire de son programme Women in Innovation. Elle réunit 100 fondatrices issues de la fabrication avancée, du numérique et des technologies, ainsi que des sciences de la vie. Plusieurs projets s’inscrivent dans la transition vers la neutralité carbone, avec des pistes consacrées aux mousses plastiques, à la biomasse algale, à la santé des abeilles ou à l’efficacité des procédés industriels.
Le soutien n’est toutefois pas identique pour les 100 membres. Soixante et une fondatrices recevront une subvention de 75 000 livres sterling et bénéficieront de 12 mois d’accompagnement personnalisé, de formation, de mise en réseau et de mentorat. Les 39 autres candidates, présentées comme particulièrement remarquées dans l’annonce, auront accès au même accompagnement pendant un an, sans faire partie des bénéficiaires des subventions. Le chiffre de 100 désigne donc l’ensemble de la cohorte accompagnée, tandis que le financement direct concerne 61 entreprises.
Des projets qui s’attaquent aux déchets et aux matériaux
Elizabeth Lee, fondatrice de Carbon Cell, développe une mousse expansible à base de biochar. Innovate UK la présente comme une alternative à bilan carbone négatif aux mousses plastiques classiques utilisées dans l’emballage et l’isolation. L’objectif annoncé associe deux enjeux : réduire les déchets plastiques produits par ces usages et séquestrer du carbone pendant des siècles.
Le projet d’Algaenic part d’un autre problème environnemental. Sa fondatrice, Dr Allen-Adebayo, travaille avec de la biomasse récupérée lors de proliférations d’algues nuisibles. Cette matière doit être transformée en carburants et en matériaux durables, afin d’utiliser un flux de déchets dans une approche consacrée à l’énergie et aux matériaux.
D’autres projets portent sur la résilience des écosystèmes et sur la production industrielle. Maggie Gill, fondatrice de PHIRA-Science, développe un traitement adapté au climat pour protéger les abeilles domestiques contre la menace émergente des acariens parasites. De son côté, Yining Shen, fondatrice de ProMaterial, utilise l’intelligence artificielle pour aider les fabricants à produire des aimants de précision de meilleure qualité avec moins de déchets.
Un soutien au développement, pas encore un bilan environnemental
La cohorte rassemble des réponses à des pressions différentes : déchets plastiques, stockage du carbone, proliférations d’algues nuisibles, santé des pollinisateurs et rebuts de fabrication. Cette diversité montre l’étendue des secteurs visés par Women in Innovation, mais elle ne permet pas encore de mesurer l’efficacité environnementale des solutions soutenues.
L’annonce décrit des innovations en cours de développement susceptibles de contribuer à la transition vers la neutralité carbone. Elle ne fait état d’aucune réduction mesurée des émissions déjà obtenue par les entreprises citées. Les fabricants, les développeurs de matériaux et les organisations intéressées par la santé des abeilles peuvent donc y voir des projets à suivre, sans pouvoir déterminer à ce stade quelles approches seront adoptées durablement ni lesquelles produiront des bénéfices démontrables à grande échelle.
Depuis le lancement des récompenses en 2016, Women in Innovation a investi plus de 15 millions de livres sterling auprès de 260 innovatrices, selon l’annonce d’Innovate UK. La nouvelle cohorte élargit le nombre de fondatrices accompagnées dans un même programme, mais le résultat immédiat reste un soutien structuré à leur développement.
La prochaine étape sera de voir si ces idées dépassent ce stade et produisent des bénéfices environnementaux durables. Le changement confirmé est plus précis : 100 fondatrices disposent de 12 mois d’accompagnement, et 61 d’entre elles reçoivent en plus une subvention de 75 000 livres sterling.



