L’Union européenne et la CELAC ont approuvé des mesures destinées à faire progresser leurs projets communs de recherche et d’innovation. La décision a été prise à l’issue de la 10e réunion des hauts responsables de l’Initiative conjointe CELAC-UE sur la recherche et l’innovation, organisée les 8 et 9 septembre 2026 à Montevideo, en Uruguay, selon le compte rendu de la Commission européenne.

Plus de 50 hauts responsables représentant 15 États membres de l’UE et 23 pays de la CELAC ont participé à la rencontre. Ils ont examiné l’avancement de la coopération entre les deux régions et défini la suite du programme commun de recherche.

Le climat reste une priorité commune

Le changement climatique, la durabilité environnementale et la transition énergétique figurent parmi les thèmes suivis par les groupes de travail de l’initiative. Leur mandat relie la coopération entre l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes à des travaux portant sur les changements environnementaux, la recherche scientifique et la planification des futurs systèmes énergétiques dans les pays participants.

Les conclusions de Montevideo ne signalent toutefois ni projet climatique achevé ni nouvelle découverte scientifique. La réunion portait d’abord sur la coordination entre les institutions engagées dans la recherche et l’innovation. Elle maintient donc des priorités communes et organise leur mise en œuvre, sans apporter encore de résultat environnemental mesurable.

Des plans d’action reliés aux financements disponibles

Les responsables ont approuvé des mesures pour soutenir la mise en œuvre des plans d’action préparés par les groupes de travail. Ils se sont aussi engagés à mobiliser les financements et les possibilités d’investissement disponibles.

Cette orientation donne aux groupes une mission plus opérationnelle que le simple suivi des échanges. Leurs plans doivent désormais être reliés à des activités susceptibles de recevoir un soutien institutionnel et financier. Pour les chercheurs et les organismes publics déjà impliqués dans le partenariat UE-CELAC, c’est le point de passage entre des priorités définies en commun et des travaux effectivement soutenus.

La portée de la décision dépendra donc de cette mise en œuvre. Des priorités communes peuvent rester limitées à la coordination si elles ne débouchent pas sur des activités de recherche et d’innovation financées. Les conclusions ouvrent une voie pour les faire avancer, mais elles ne précisent pas encore l’ampleur des travaux ni leurs résultats.

Ce qui change après la réunion

Les conclusions réaffirment l’engagement de l’UE et des pays de la CELAC à approfondir leur coopération dans la recherche et l’innovation. Elles maintiennent le climat, la durabilité environnementale et la transition énergétique parmi les priorités actives du partenariat. Elles attribuent également aux groupes de travail un rôle dans la mise en œuvre des plans, en lien avec les possibilités existantes de financement et d’investissement.

Pour les institutions participantes, la prochaine étape consiste à transformer ces plans d’action en activités soutenues. Pour les lecteurs extérieurs à ce dispositif, l’effet immédiat est plus limité : la réunion de Montevideo produit une décision de coordination, pas un nouveau projet climatique, une amélioration mesurée des conditions environnementales ou une modification de la politique énergétique.

La rencontre marque ainsi une avancée dans l’organisation de la coopération à venir, plutôt qu’un résultat politique achevé. Sa valeur se mesurera à la capacité des mesures approuvées à déboucher sur des travaux financés et des résultats concrets dans les pays participants.

Sources officielles